yblue (1) On peut  aborder le monochrome sous deux angles différents :  peindre un monochrome et inventer la notion de monochromie. Sans nul doute  c’est Klein  en se revendiquant " Yves le Monochrome" (1) qui a affirmé  la  Monochromie comme notion et comme genre , même si la peinture monochrome était pratiquée  au même moment par ses  contemporains (ad Reinhardt (2) "Black Paintings", Frank Stella) et bien sûr auparavant  par  ses prédécesseurs ( Malevitch, "Quadrangle")..
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C’est à partir de l’exposition "Monochrome Malerei "au musée de Leverkusen en  1960 que le monochrome est consacré officiellement comme genre  . Un genre radical  qui autorise toutefois  la diversité ( Soulages,Morelet, Ryman..), c’est  cette radicalité  qui interroge la peinture en s’exonérant  de la forme et du dessin  mais qui  reste trop souvent tributaire du discours  ( références à la spiritualité ou la pureté)   perceptible par le titre et les textes accompagnant l’oeuvre..   pouvant conduire même à l’académisation (selon Denys Riou).

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On ne doit pas ignorer que les monochromes étaient  connus bien avant  le 20 siècle , et étaient visibles dans des salons comme  ceux des  Incohérents ( fin du XIX siècle) et dans les facéties d’Alphonse Allais (3) (4) "Album Primo-Avrilesque" 1897,  ces monochromes aux textes burlesques  relevaient  d’une rhétorique de l’ironie, d’un humour désenchanté annonçant la fin supposée  de l’Art.
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