Cet article ,évolutif, permettra d’énumérer quelques évidences ( voire truismes) concernant cette nouvelle forme d’art qui remet en cause implicitement des conceptions esthétiques datées du XX siècle.

Par définition l’image  numérique (apparue vers les années 50)  est le produit d’un  traitement informatique .
Par l’intermédiaire d’un scanner, un dessin "fait à la main"  est reconstitué au moyen de pixels ( point par point, rectangulaire ou carré) , autrement  l’image peut être construite  par des  calculs à partir de modèles mathématiques ( image de synthèse).

Aujourd’hui l’image numérique est utilisée  pour l’observation de l’invisible (  ex : imagerie médicale) et la simulation ( ex: aéronautique)..La réflexion sur les images numériques amène à poser des questions d’éthique ( limites de la virtualité), d’esthétique ( devenir de la représentation), de politique ( manipulations).

Nicole Tran Ba Vang, Collection Printemps-Eté sans titre , 2001

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L’art numérique est une esthétique de la surface ,de l'immatériel ( de la dématérialisation) et de l’apparition , celle de l'image luminescente  provoquée  de façon interactive par  le regardeur ( l’utilisateur de l’ordinateur) dans un monde où l'échelle de l'espace et du temps est modifiée, un univers réduit et immédiat .

L’artiste  numérique  dépend  des performances d’un matériel sophistiqué dont il n’est pas généralement le concepteur , évoluant dans un espace d’expression et de technique contraint  (le logiciel par ex.) avec comme conséquence  le risque de l'obsolescence formelle. Avec l'art numérique on observe un effacement de la barrière art savant (  exposition dans un lieu consacré comme le musée) et art populaire ( comme le micro ordinateur dans un lieu domestique) , high art/ low art, l'oeuvre numérique est nomade , souvent anonyme (du moins une perte de statut d'auteur)  et éphémère proposant comme principe de représentation le simulacre ludique dans un réseau d'exposition ( qui est partout et nulle part ) saturé d'images.

"Ann Lee" par Parreno,Huyghe et Gonzalez Foerster

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Pour des précisions consulter l’ouvrage  sur l’art numérique  écrit  par F.de Mèredieu
Vidéo de Jeremy Blake

"ensuite, représentant une nouvelle génération qui dispose de moyens technologiques sans cesse plus sophistiqués. Les projections de Blake – boucles visuelles de plusieurs minutes – évoquent une combinaison devenue mobile entre l’optical art et les grandes compositions d’un Sam Francis ou d’un Kenneth Noland. L’artiste mêle des images digitales à des photographies ou extraits de films, créant d’étranges associations. Les films de Blake évoquent le travail du VJ, tout comme les tableaux de Fiona Rae sont des samplings d’éléments visuels issus tant de l’histoire de l’art moderne que de la culture populaire, « Miro to Micky Mouse, Kandinsky to Krazy Kat ». source P.T.Desaive