L’art biologique engendre deux types de discours, le premier est d’ordre technique catégorisant ainsi  les oeuvres selon des processus de fabrication (art transgénique, art biotechnologique,art génétique,etc.. )
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Le second est d’ordre social ,politique et éthique soulevant des questions sensibles touchant à la manipulation du vivant. La question esthétique reste assez souvent périphérique toutefois on peut dégager quelques directions.L’art biologique est un art de l’invisible, à savoir  un art  non perceptible  accompagné d’un commentaire explicatif proposé à un public  qui accepte préalablement l’authenticité de l’expérience artistique ( à moins de la vérifier en utilisant des méthodes scientifiques). Les artistes soulèvent la question de la perméabilité entre les espèces,du non vivant au vivant et même de créer de nouvelles catégories comme les organismes transgéniques.. "GFP Bunny", 2000,  d'Edourdo Kac (1)


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L’art biologique remet en cause la  séparation entre nature et culture, les papillons de Marta de Menezes (2) sont une oeuvre mais ils font partie de la Nature.
Il pose aussi le problème de la représentation,  la culture de peau humaine de  l’artiste Jeremijenko est, pour elle, une représentation de l’humain..
L’Art Biologique aborde aussi la question de la temporalité ,par l’éphémère et les cycles, une fleur meurt mais sa graine repousse.

* Consulter numéro Art Press 276  Février 2002

(3) George Gessert , hybrid ,Pacifica Iris 1992

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